Panorama Cession Reprise d’entreprises en Ile de France (par la CCIP)

PANORAMA 2019 DE LA CESSION-REPRISE D’ENTREPRISES EN ILE-DE-FRANCE

En Ile-de-France, 103 000 entreprises employant au moins un salarié ont à leur tête un dirigeant âgé de 55 ans ou plus, qui sera donc concerné par la transmission ou la cession de son entreprise à moyen ou long terme. Faute de trouver un repreneur, ces entreprises pourraient disparaître. 684 000 salariés travaillent pour elles. Durant dix ans, ce sont donc 68 4000 emplois qui sont potentiellement menacés de disparaître chaque année si ces entre- prises ne sont pas reprises. A cela s’ajoutent 273 000 entreprises sans salarié, elles aussi concernées par la cessation d’activité de leur dirigeant d’ici dix ans. Afin de permettre à ces entreprises de poursuivre leurs activités et de préserver leurs emplois, de nombreux dispositifs d’aide et de mise en relation entre dirigeants-cédants et repreneurs potentiels ont été créés.

Près d’une entreprise francilienne sur trois, y compris les en- treprises n’ayant pas de salarié, est dirigée par un chef d’en- treprise âgé de 55 ans ou plus. Potentiellement, ce sont donc

376 000 entreprises de moins de 50 salariés qui sont ou vont être concernées à court ou moyen terme par la problématique du changement de dirigeant. 27,6 % de ces entreprises em- ploient un ou plusieurs salariés, les petites structures étant les plus nombreuses : 22,6 % d’entre elles emploient 1 à 9 salariés et 4,7 % entre 10 et 49 salariés. Faute de repreneur, ce sont donc environ 68 400 salariés qui se trouveraient chaque année menacés par la disparition de leur entreprise.

Ces estimations relatives aux entreprises à transmettre constituent un maximum. En effet, les entreprises dont le dirigeant décidera de cesser son activité ne seront pas toutes concernées par la transmission : certaines disparaîtront sans chercher de repreneur(s) – ce phénomène est plus répandu pour les entreprises sans salarié que pour les entreprises employeuses ; d’autres seront reprises par un membre de la famille ou un employé.

Pour les moyennes et grandes entreprises (5 390 entreprises franciliennes de 50 salariés ou plus), la problématique de la transmission est différente. En effet, il paraît peu probable que de telles entreprises disparaissent faute de repreneurs. Leurs

Estimation CROCIS de la CCI Paris Ile-de-France, voir méthodologie

transmissions sont donc généralement résolues avant ou, plus rarement, au moment de la cessation d’activité du dirigeant, soit par une succession en interne, soit par l’arrivée d’un chef d’entre- prise extérieur, qui bien souvent possède une expérience en tant que dirigeant. Ces entreprises, lorsqu’elles affichent une bonne santé économique, sont convoitées par de nombreux candidats à la reprise.

La cessation d’activité du dirigeant ne constitue pas la cause unique de cession des entreprises, mais il s’agit de la situation qui pose le plus de difficultés, la transmission devant se faire rapidement. En effet, la cession d’une entreprise est un processus complexe et généralement long, qui doit se préparer bien en amont. Ainsi, le dirigeant doit continuer à gérer et à investir pour son entreprise. Il doit parallèlement s’approprier les mécanismes de la reprise (lettre d’intention, due diligence, garantie de passif, etc.), fixer le prix adéquat, organiser la transmission sur les plans juridique et patrimonial, trouver le ou les repreneurs. L’accompagnement du dirigeant et du repreneur est alors un facteur déterminant dans la transmission d’entreprise.

Céder au bon moment est enfin un sujet-clé : la période idéale est celle où les conditions sont optimales pour vendre (conjoncture du marché, situation de l’entreprise…), quitte à céder de façon anticipée. Pour cette raison, plus tôt l’entreprise se pré- pare à être mise sur le marché, plus élevées sont les chances de réaliser une vente satisfaisante.  Comme le précise Branka Berthoumieux (responsable de la Business Unit « reprise transmission » à la CCIR Paris Ile-de-France) « On estime entre 3 et 5 ans la durée de bonne préparation d’une transmission, cela afin de présenter des éléments lisibles et rassurants pour un repreneur et ainsi valoriser le patrimoine de l’entreprise ».

Il est communément admis qu’environ 60 % des transmissions

d’entreprises se font sur le « marché caché » et 40 % sur le « marché ouvert ». Le « marché caché » est celui sur lequel cédants et repreneurs se rencontrent sans que l’information selon laquelle l’entreprise est à vendre soit rendue publique, c’est-à- dire les transmissions familiales, les transmissions en interne (reprise par un salarié) et les transmissions pour lesquelles les deux parties se sont rencontrées via un réseau ou un contact commun. C’est au sein de ce marché que se réalisent les plus « belles » transactions. Sur le « marché ouvert », l’information de la cessibilité d’une entreprise est publique, le plus souvent via des bourses d’opportunités mettant en relation cédants et repreneurs.

Bien qu’il existe globalement plus de repreneurs que de cédants, plusieurs facteurs expliquent la nécessité de l’existence de bourses d’opportunités : la plupart des repreneurs cherchent le même profil d’entreprises : une entreprise de services en bonne santé, avec un chiffre d’affaires important et dont l’activité constitue une niche. La réalité de l’offre est différente : il s’agit de structures beaucoup plus modestes que celles pré- sentes sur le « marché caché » et exerçant dans des secteurs d’activité autres que ceux souhaités par les repreneurs. La situation économique globale fait que les cédants n’arrivent pas à vendre leur entreprise à la valeur souhaitée : aussi, nombreux sont ceux qui préfèrent continuer leur activité en attendant une meilleure conjoncture.

Le commerce constitue une problématique à part :

– il existe plus de commerces à céder que de repreneurs potentiels,

– ce qui motive l’achat d’un commerce n’est pas forcément l’entreprise en elle-même, mais plus souvent l’emplacement de la boutique.

 

LA MAJORITÉ DES ENTREPRISES A TRANSMETTRE SONT DES ENTREPRISES DE SERVICES

Répartition des entreprises franciliennes dont le dirigeant est âgé de 55 ans ou plus selon le secteur d’activité de l’entreprise

D’un point de vue sectoriel, la répartition des entreprises potentiellement à transmettre dans les 10 prochaines années diffère quelque peu de celle de l’ensemble des entreprises : les entreprises de services sont plus nombreuses (74,5 %) parmi celles à transmettre que pour l’ensemble des entreprises (69,0 %). A contrario, les autres secteurs d’activité sont sous-représentés : 15,8 % pour les commerces contre 16,3 % pour toutes les entreprises, 6,9 % pour les entreprises du secteur de la construction (contre 10,9 %), enfin, la proportion d’entreprises industrielles à transmettre (3,9 %) équivaut à l’ensemble du tissu (3,8 %).

À l’image du tissu économique francilien au sein duquel les entre- prises sont majoritairement sans  salarié (75,8 %), les entreprises dont le dirigeant a 55 ans ou plus n’ont pas de salarié (72,6 %) ou peu (entre 1 et 9 salariés pour 22,6 %). Parmi les entreprises sans salarié sont recensés les micro-entrepreneurs, qui sont à la tête d’entreprises non cessibles, par définition.

Il    existe   en   revanche   des   disparités   entre   les   secteurs d’activité : parmi les entreprises industrielles transmissibles à court ou moyen terme, 62,8 % n’emploient aucun salarié ; cette proportion est bien plus élevée pour les services (75,7 %).

En termes d’emplois, l’enjeu de la transmission d’entreprise est donc proportionnellement plus important pour l’industrie que pour les services. Mais, en nombre d’emplois menacés, ce sont dans les services que l’enjeu est le plus important, en effet : 74,5 % des entreprises dont le dirigeant est âgé de 55 ans ou plus ont des activités de services.

Répartition des entreprises franciliennes dont le dirigeant est âgé de 55 ans ou plus selon l’effectif salarié de l’entreprise

 

 

0 salarié

1 à 9

salariés

10 à 49

salariés

 

Ensemble

Industrie62,8 %26,0 %11,1 %100 %
Construction63,4 %31,1 %5,6 %100 %
Commerce63,2 %31,1 %5,6 %100 %
Services75,7 %20,1 %4,2 %100 %
Total72,6 %22,6 %4,7 %100 %

 

Estimation CROCIS de la CCI Paris Ile-de-France, voir méthodologie

 

LES PETITES ENTREPRISES PROPORTIONNELLEMENT MOINS CONCERNÉES PAR LA TRANSMISSION

Il existe une corrélation entre la taille de l’entreprise et l’âge du dirigeant ; ainsi plus le nombre de salariés est élevé, plus la part de dirigeants de 55 ans ou plus est forte.

Comme il existe également de grandes disparités sectorielles, d’importants écarts apparaissent quand les variables « secteurs d’activité » et nombre de « salariés » se croisent : 47,5 % des entreprises industrielles franciliennes ayant entre 10 et 49 salariés seront à transmettre à court ou moyen terme, tandis qu’elles ne seront « que » 17,7 % pour les entreprises de construction n’ayant aucun salarié.

 

Part des entreprises dont le dirigeant est âgé de 55 ans ou plus, par secteur d’activité

 

0 salarié1 à 9 salariés10 à 49 salariésTotal
Industrie30,7 %37,0 %47,5 %33,5 %
Construction17,7 %25,4 %31,1 %20,1 %
Commerce28,3 %38,5 %44,7 %31,6 %
Services33,6 %39,4 %47,9 %35,0 %
Total30,8 %36,7 %44,1 %32,5 %

Estimation CROCIS de la CCI Paris Ile-de-France, voir méthodologie

68 400 EMPLOIS MENACES CHAQUE ANNEE EN ILE-DE-FRANCE

Les entreprises de moins de 50 salariés ayant à leur tête un dirigeant âgé d’au moins 55 ans emploient quelque 684 130

personnes ; chaque année 68 410 emplois sont donc potentiellement menacés de disparaitre si ces entreprises ne sont pas reprises. La majorité de ces salariés travaillent dans des entreprises de services -445 700, soit 65,1 % des emplois concernés-, 132 400 emplois salariés concernés se trouvent dans les commerces, 55 200 dans les entreprises du secteur de la construction et enfin 50 830 au sein d’entreprises industrielles.

Estimation du nombre d’emplois concernés parmi les entreprises de moins de 50 salariés

 

1 à 9 salariés10 à 49 salariésTotal moins de 50 salariés
Industrie14 63036 20050 830
Construction26 50028 70055 200
Commerce59 00073 400132 400
Services180 000265 700445 700
Total280 130404 000684 130

 

Estimation CROCIS de la CCI Paris Ile-de-France, voir méthodologie

 

Actoria Conseil, SAS au capital de 50 000 euros, créé le 1er février 2003, est un cabinet spécialisé dans la cession de PME, d'entreprise, la vente d'entreprise, la transmission d'entreprise, la vente de société. Si vous vous posez la question "comment vendre son entreprise et trouver rapidement un repreneur" alors contactez Actoria Conseil. Actoria est membre expert du CNCFA (Compagnie Nationale des Conseils en Fusions acquisitions) sous le numéro M6161 et dispose de la carte professionnelle transactions sous le numéro 75012017000022799.
Actoria est le spécialiste de la cession / vente / transmission d'entreprise, pme, société. Comment vendre sa (ma) societe ou son (mon) entreprise ? Contactez Actoria pour une transmission d'entreprise réussie.